Le saviez-vous ? La façon avec laquelle on gère l'argent peut révéler certains aspects de notre personnalité, comme notre rapport aux autres... C'est aussi un mode d'expression.
L'angoissé(e)
Vous êtes accro à l'épargne ? En mettant de l'argent de côté plutôt que de le dépenser, une personne veut certainement calmer sa peur du futur, effrayant par son caractère imprévisible. En fait, en pensant "mettre de l'argent à gauche" pour faire face aux coups durs financiers, la personne peut aussi avoir peur d'être abandonnée par son conjoint. S'il lui reste l'argent, elle pourra se rassurer en se disant qu'elle n'a pas tout perdu. La peur du manque renvoie par ailleurs à l'angoisse du nouveau-né qui est entièrement dépendant de sa maman pour se nourrir. En mettant de l'argent de côté, on s'assure de ne plus jamais connaître cette situation d'insécurité.
Le ou la philosophe
Ce type de personne a un idéal social et la société de consommation la dégoûte. En général, ce type de personne dit préférer les richesses personnelles aux richesses matérielles. Elle voit l'argent comme une source de conflits potentiels, elle se sent piégée par lui et a peur de tomber dans la spirale consumériste qu'elle méprise. De plus, elle ressent de la culpabilité à utiliser l'argent pour le plaisir. Dans ce cas, il est possible de relativiser son aversion pour l'argent en le dépensant d'une façon plus "éthique" : acheter des produits du commerce équitable, rémunérer un travail artistique ou artisanal, faire des dons aux personnes en difficulté...
Le ou la raisonnable
Ce type de personne ne dépense pas plus que ce qui est nécessaire pour vivre correctement. Dépenser de l'argent ne lui déplait pas, mais elle maîtrise sa pulsion d'achat et sait s'arrêter à temps pour ne pas trop "faire chauffer" sa carte bancaire. Ce type de personne entretient une relation saine avec l'argent. Elle le conçoit comme un outil pour vivre mais aussi comme un moyen de se faire plaisir. Néanmoins, lorsque la peur de trop dépenser n'est pas justifiée, cela peut révéler la crainte profonde d'assouvir des désirs pressentis comme "interdits" (culpabilité) ou une certaine peur du manque (insécurité).




